de PhB » Lun 19 Mar 2012 21:33
Malgré les pronostics très pertinents de Vue de Mende, je reste ébahi par le basculement, le bouleversement électoral de la Lozère :
En 2001 Blanc (DL) 258 voix sur 337 exprimés et 344 inscrits (77% des exprimés), DVD 2, gauche 74 (22%)
En 2011 Blanc 169 (49,5%) Bertrand 173 (50,5%) au 2° tour
En 2012 Bertrand 200 (59%) Pourquier 124 (37%) Modem 11 (3%)
Soit une hausse de 126 voix et 37 % pour la gauche, une chute de 133 voix et 40 % pour la droite !! Hallucinant !
L'absence totale de répercussion dans les médias est d'autant plus étonnante (malgré l'actualité chargée, certes, aujourd'hui :( )
Je cherche les explications plausibles à ce phénomène, sans vraiment en trouver, j'avoue, mais je ne suis pas du coin... Peut-être une seule ne suffit-elle pas, d'ailleurs. Je pense plus à un "bouquet" d'explications qu'à une seule : évolution des dernières municipales et de la sociologie du département, rejet de la réforme des collectivités territoriales, usure des droites locale et nationale, vote "tactique", mouvements d'humeur... Certains mauvais esprits me soufflent que le Languedoc-Roussillon est terre de clientélisme et que la logique électorale y est parfois déconcertante, mais j'ai du mal à en faire l'explication de cette (r)évolution.
Ca me rappelle plutôt un sénateur que j'entendais il y a quelques années (et dont j'ai oublié le nom), qui remarquait malicieusement qu'avant le vote aucun grand électeur ne s'engageait sur le nom qu'il mettrait sur son bulletin, mais qu'après le vote tous lui assuraient avoir voté pour lui... Pour le coup, 60% des grand électeurs lozériens pourront le dire à Alain Bertrand sans en rougir :lol: