En ce début de mois d’août, on peut se livrer à un petit bilan des élections partielles qui se sont déroulées au cours des sept premiers mois de cette année.
Douze élections municipales partielles ont eu lieu dans des communes de 3 500 habitants et plus. Hormis à Mahina (démission d’une partie du conseil municipal pour provoquer une élection partielle destinée à permettre à l’ancien maire de tenter de retrouver son siège) et à Sada (annulation de l’élection municipale partielle de 2009), toutes les autres élections étaient consécutives à l’éclatement des équipes municipales en place.
La gauche a perdu, au profit de la droite, la seule de ces communes remises en jeu qu’elle détenait : Saint-Laurent-Nouan, dont le maire sortant « divers gauche » ne s’est pas représenté et qui a vu la victoire d'une liste « divers droite ». Elle a, en revanche, conquis Pont-Saint-Esprit (passée de l’UMP à « divers gauche » ), Saint-Pol-sur-Ternoise (passée de « divers droite » au PS) et Montech (conquise par le PS sur l’UMP, au second tour dans le cadre d’une triangulaire où deux listes de droite étaient présentes).
Deux communes sont restées étiquetées « divers droite » tout en voyant une liste concurrente l’emporter sur celle de l’équipe sortante : Senlis et Bourg-Saint-Maurice. Etiquetée « divers », Mahina a connu la même situation. Avec leurs maires sortants comme têtes de liste, le Nouveau Centre a conservé Terville et l’UMP a gardé Comines, Montévrain et Valdoie. Enfin, le maire « divers » de Sada a pu conserver son siège face à une liste UMP mais un nouveau recours en annulation a été déposé, approuvé par le Tribunal administratif de Mamoudzou le 25 mai dernier et qui doit maintenant être examiné par le Conseil d’Etat. (source)
En dehors de Saint-Pol-sur-Ternoise où la droite était déjà affaiblie électoralement, on peut penser que ce sont d’abord des considérations locales qui ont prévalu dans le choix des électeurs des communes concernées par ces scrutins partiels.
Trois élections cantonales partielles ont eu lieu aux mêmes dates que les élections cantonales qui se sont déroulées en mars de cette année.
Le PS a conservé les cantons de Strasbourg-9 et Sada, même si dans celui-ci et comme pour l’élection municipale partielle de Sada, ce scrutin fait l’objet d’un nouveau recours en annulation qui doit maintenant être tranché par le Conseil d’Etat.
Dans le canton de Levallois-Perret-Sud, la défaite spectaculaire de l’UMP face à un candidat « divers droite » s’est révélée emblématique de la crise que connaît actuellement ce parti dans le département des Hauts-de-Seine.
Du fait de la généralisation des suppléants appelés à remplacer les conseillers généraux « titulaires », y compris désormais dans les différents cas de démission, les élections cantonales partielles se font beaucoup plus rares. Depuis le début de l’année 2011, 5 conseillers généraux sont décédés et 4 ont démissionné. Avec le système en vigueur avant mars 2008 (absence de suppléants) qui a disparu progressivement jusqu’au début de cette année, nous aurions eu quelques élections cantonales partielles supplémentaires…