Il ne faut pas confondre l'attrait d'un personnage haut en couleurs au niveau local, et la dynamique d'une législative dont le but est de donner une majorité au nouveau président. Il ne faut donc pas comparer une municipale et une législative.
Enfin, le score du PS en 2017 n'est du qu'à l'absence de candidat LREM en face.
Combien ont été élus face à un LREM en 2017 ?
51 circonscriptions avaient été laissées vacantes par LREM en 2017 :
https://www.lefigaro.fr/elections/legis ... tielle.phpIl faut avoir la bonne foi de reconnaître que sans cette largesse, le PS n'aurait pas le nombre qu'ils ont aujourd'hui.
Un candidat avait eu la double étiquette PS et LREM. Serait-ce possible aujourd'hui ?
Des anciens députés PS ou ministres avaient pu se présenter avec l'étiquette "majorité présidentielle".
Aujourd'hui, EM n'a plus besoin d'entretenir le flou avec certains candidats PS, il a son aile gauche, qui sera dans sa coalition.
Cette législative prochaine verra un président sortant étayé par son parti ( mal en point au niveau local, on l' a vu aux municipales ), et par d'autres partis bien implantés : le MODEM, et sa cohorte d'élus locaux, Horizons & Agir, qui sont aussi bien implantés. Des partis avec très peu de militants ( je connais pas le nombre de ceux-ci dans les partis que je viens de citer, mais j'imagine, très peu ) et des notables de province enquillant les mandats sans difficulté.
Si l'on en croit les sondages, au niveau national, le bloc sortant aura une coalition qui le verra immanquablement au deuxième tour, le PS n'aura pas la main tendue de LREM comme la dernière fois. De plus, le PS a été morcelé avec le départ de certains militants avec Générations, qui a une quinzaine d'élus locaux, et deux députés, élus comme PS mais partis à Gs.
Y compris dans une législative, il faut de l'argent pour faire une bonne campagne, ça aide. Le PS semble à plat financièrement. LREM et ses alliés bénéficient des subventions dues à leur nombre de députés. Donc pas de problème de ce côté-là. Et nombre de ministres ont acquis une légitimité médiatique.
Les élus ne peuvent plus cumuler leur mandat de député et de maire. Or un certain nombre de députés ont préféré être élu maire plutôt que de garder leur mandat à l'assemblée. Donc les maires bien installés ne se risqueront pas à se lancer dans les législatives.
De tout ceci, je ne vois pas le PS obtenir 10 députés pour avoir un groupe.