de maxxx » Mer 6 Oct 2010 19:32
Dans mon précédent billet, je voulais juste indiquer que ce retournement à Charlieu ne peut qu'être positif pour la droite : après, de là à dire que cela lui assurera le 2ème siège, personne ne peut le prédire.
Par contre, en ce qui concerne la stricte organisation du scrutin, la gauche a apparemment plus fort à faire que la droite par rapport en 2001 : la gauche était (à l'exception d'une toute petite liste MDC - comme le montrent les résultats dans le billet de Salvat) partie totalement unie, en une seule liste - l'union est toujours un sacré challenge, qu'il lui faut reproduire cette fois-ci.
Je n'aurais pas parié un kopek sur une union de la droite au début de l'année. Cependant, la nomination de Michel Thiollière à la CRE en avril 2010 a simplifié pas mal les choses : celui-ci s'étant totalement retiré de la vie politique locale, seul reste comme poids lourd à droite au Sénat, Bernard Fournier (UMP), 64 ans, élu depuis 1997 et surtout beau cumulard de fonctions annexes très visibles pour des grands électeurs (vice-président du CG, Président de CDC, Président de l'Union des communes rurales de la Loire - les communes rurales de la Loire sont le gros réservoir pour les chances de maintien de la droite)...Le deuxième poste de sénateur à droite est depuis avril dans les mains de Christiane Longère (UMP), 57 ans, maire de Briennon, 1ère vice-présidente de CDC...Bref, un homme et une femme, l'idéal pour constituer une liste avec le poids lourd qui conduit la liste et la seconde, élue depuis peu et donc encore peu connue de tous les grands électeurs, ravie d'accéder à ce poste et consciente de n'avoir aucune chance si elle joue la carte de la liste dissidente...Elle se pliera facilement pour la seconde place.
Après, il ne faudra pas que d'autres personnes se mettent à jouer les troubles-fête, du genre un président de conseil général arrivé par hasard à ce poste en 2008 et qui a forcément pris goût à sa fonction, pour laquelle le Sénat donne une plus grande visibilité (Bernard Bonne), un ancien garde des sceaux et président du conseil général, encore sous le choc de sa défaite brutale de 2008 qui lui a fait perdre son canton et par ricochet sa présidence, victime du redécoupage Marleix, qui pourrait troquer son siège de député contre un strapontin au Luxembourg (Pascal Clément), un député très présent, qui voit également sa circonscription largement remodelée, et implanté depuis belle lurette dans le paysage politique local, qui pourrait trouver le moyen de finir sa belle carrière politique (Jean-François Chossy)...