Utiles précisions, qui expliquent en partie pourquoi on obtient des réponses parfois différentes (facteur de 1 à 7 pour Pinel...): ce n'est pas la même question et pas celle qu'on se pose souvent (savoir une fourchette de résultat final...).
Néanmoins on a déjà pu voir, notamment avec la montée en flèche de Hamon, que les divers indicateurs sondagiers sont assez corrélés.
On peut s'attendre à un second tour Hamon/Valls, Hamon/Montebourg ou moins probablement Montebourg/Valls.
Du côté de Peillon, Anne Hidalgo, son soutien le plus important, a affirmé vendredi s'attendre à une "surprise" positive. Elle exagère peut-être, d'autant que les sections "peillonnistes" du PS doivent avoir de bons échos (en tous cas entendre moins "de vertes et de pas mûres" que les vallsistes) mais entre les fuites vers Macron et le côté trop clivant de Valls, une tentative de retournement de certains votants vers Peillon ne saurait être totalement exclue. Inversement, l'"effet vote utile" et certains défauts peuvent jouer en sa défaveur, bien sûr. Malgré tout, pour une candidature décidée et lancée au dernier moment, Peillon aura réussi à se poser en recours médian et fera toujours plus de voix qu'en étant resté chez lui ^^
Hamon aura réussi une vraie percée dans l'opinion, même s'il devait échouer avec une médaille de bronze...
Je repense à ses soutiens "société civile" de son
meeting de Montpellier et qui me semblent assez emblématique de ce qu'il aura cherché et plutôt réussi (?) à rassembler: des personnes de sensibilité écolo d'une part, aubryste d'autre part avec respectivement Thierry Salomon, le fondateur de l'association Négawatt (qui était sur les listes EELV - FdG aux régionales), d'autre part une chef d'entreprise -Clare Hart, cons. mun. de Montpellier- membre de la FACE, fondation crée par Martine Aubry.
Il y a eu beaucoup d'élus à ne pas prendre position, à commencer sauf erreur par Aubry (la 2e de 2011) mais bien d'autres, une majorité à Marseille par exemple selon un post précédent de ce fil. Trop d'incertitudes, de coups à prendre, de réserves quant au fond et au passé interne sûrement aussi...
Montebourg a eu du mal notamment face à Hamon et s'est vu menacé comme favori, néanmoins il a tenu bon et fera fort probablement un meilleur score que la dernière fois (où c'était 15%).
Valls a pu pâtir de l'éjection de Hollande (on ne lui prête pas un rôle flatteur...), de ses idées clivantes, de la concurrence de Macron avec bien des élus partis avant même la primaire et enfin de son statut de sortant. Quand il n'est pas bon être le sortant, c'est qu'il y a un problème de bilan... (Sur l'exemple US, rappelons que ce n'est que depuis 1980 que les primaires sont une promenade de santé pour les présidents ou vice-présidents sortants -Bush père, Gore-, auparavant ce fut parfois chahuté au point que des présidents ont perdu ou abandonné en route; là c'est surtout une question de rodage du processus).
Inversement, il a encore une chance d'être au second tour voire de gagner.