Ce matin, la Foire de Pau lance les cantonales
Publié le 10 septembre 2010 à 04h00
Mis à jour à 06h31
En Béarn et Soule, les candidats aux élections de mars prochain sont sur les starting blocks, bien que la désignation officielle soit prévue pour la fin du mois dans les principaux partis. Une première analyse permet de dégager trois catégories de cantons en fonction des enjeux.
Huit imprenables
Il y a d'abord les cantons du «Habibland», détenus par des sortants socialistes ou apparentés. Ce sont les cantons situés au coeur du fief du député socialiste, David Habib. Lors du dernier test électoral des régionales, la liste PS d'Alain Rousset avait fait des scores voisins de 60%. A Arthez-de-Béarn, Philippe Garcia, devrait affronter au minimum un candidat UMP. A Lagor, Jacques Cassiau-Haurie, affrontera le mourenxois, Gérard Theaux pour l'UMP.
A Monein enfin, Yves Salanave-Péhé, devrait être opposé au centriste du MoDem, Didier Filipowiak.
Parmi les cantons socialistes, également verouillés, figurent aussi celui de Pau-nord, détenu par l'adjoint socialiste au maire de Pau, André Duchateau. Gilbert Voiement pourrait l'affronter pour le compte de la Gauche moderne. Dans le canton rural de Lembeye, le sortant socialiste, Michel Chantre ne devrait pas connaître de difficultés pour conserver son siège face au maire radical de Momy, Marc Gairin. Pas plus que Christian Petchot-Bacqué à Nay-est qui retrouvera face à lui son ancien camarade passé au MoDem, Francis Escalé, maire de Baudreix.
Les cantons d'Arzacq et d'Aramits, Bernard Dupont et Pierre Casabonne tous deux membres du groupe majoritaire, Forces 64, apparaissent eux-aussi indéboulonablesS
Six entrouverts
Le canton de Tardets a largement choisi la liste de Jean-Jacques Lasserre aux dernières régionales (60,52%). Mais le sortant, Michel Arhancet (Forces 64) devra affronter le nouveau maire de Tardets, Arnaud Villeneuve élu en 2008 face au fils du conseiller général. Le PS espère convaincre le nouveau maire de Tardets de partir aux cantonales, sous ses couleurs. Autre fief de la majorité départementale, le canton de Lasseube a donné une courte majorité à la liste socialiste aux régionales. De quoi donner de l'espoir aux socialistes, incarnés en mars par Arnaud Jacottin de damer le pion au médecin Michel Maumus conseiller sortant, élu pour la première fois en 1992.
Les sortants socialistes de deux cantons de la périphérie paloise, Jurançon et Lescar devront se bagarrer pour conserver leurs sièges, bien que la liste socialiste ait obtenu plus de 53% des suffrages pour l'un et plus de 55% pour l'autre.
A Jurançon, le sortant Bernard Soudar pourrait affronter le nouveau maire du chef-lieu, Patrice Bernos.
A Lescar, après quelques mois d'hésitations, Christiane Mariette a décidé de se représenter. Elle pourrait être opposée à Bernard Layre ou Nicolas Patriarche pour l'UMP.
A Oloron-est, le sortant Jean-Pierre Domecq devra confirmer son implantation, probablement face à l'UMP, Marc Oxibar.
A Navarrenx, le danger qui guette le sortant centriste, Jacques Pédehontaà, élu pour la première fois en 1992, viendra une nouvelle fois du camp de la majorité départementale. Jean Baucou, maire de Navarrenx, déjà candidat, les fois passées, pense à se présenter à nouveau.
Trois décisifs
Ce sont les cantons du Béarn qui peuvent basculer en mars prochain, en changeant de camp. Le plus emblématique est celui de Pau-Centre, où la gauche promet de mettre toute ses forces dans la bagarre. D'autant que le PS y a obtenu un score de 54,43% des voix aux dernières régionales. Pour elle, le passage de la sortante Josy Poueyto, du PS au MoDem a été vécu comme une trahison. Reste que pour l'instant à gauche, seule Stéphanie Mazza, conseillère municipale paloise a manifesté son intérêt pour le challenge. A droite, le jeune radical Thibault Chennevière se dit prêt à jouer le rôle de candidat non officiel.
Le canton de Pau-ouest est aussi ouvert. La sortante socialiste, Natalie Francq devrait affronter le maire d'Uzos, Jean Othax pour l'UMP et probablement Monique Sémavoine. Cette proche de François Bayrou a le vent en poupe depuis qu'elle est devenue maire de Mazères-Lezons en 2008.
Au fond de la vallée d'Ossau, le canton de Laruns pourrait aussi changer de camp. Le centriste, Robert Casadebaig, qui a pris la mairie de Laruns en 2008 rêve de déposséder le socialiste André Berdou de son siège au parlement de Navarre.
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2010/09/10/la-foire-lance-les-cantonales,154727.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter
On connaît, depuis le vote jeudi soir des sections dans l'ensemble, le nom des futurs candidats investis ou soutenus par le PS pour les cantonales de mars 2011. Seules six désignations ont été différées : à Biarritz-Ouest, Hasparren, Iholdy, Arzacq, Lembeye et Monein.
Les trois cantons basques, ils ont été laissés libres dans la perspective d'ultimes négociations avec les partenaires de gauche du PS que sont le Front de gauche, le Parti radical de gauche, Europe Écologie ou encore les Abertzale. Des négociations qui devront aboutir d'ici la semaine du 11 au 15 octobre, date du prochain conseil fédéral, lequel devrait arrêter toutes les candidatures. Côté Béarn, ce sont plutôt les hésitations de sortants de gauche comme Yves Salanave-Péhé (Monein) ou Michel Chantre (Lembeye) qui semblent avoir provoqué le retard dans les désignations. Sur Arzacq, le PS cherche surtout un candidat, même si le secrétaire fédéral Pierre Chéret assure qu'il a des pistes en cours de finalisation.
Le même souligne que ce scrutin de désignation s'est déroulé dans un climat serein. Ce que confirme Georges Labazée, qui préside le groupe de gauche au Conseil général, et a veillé de près à ces procédures. « C'est la première fois depuis bien longtemps que l'on connaît la plupart des candidats six mois à l'avance, et sans situations difficiles à gérer. »
Voici en tout cas la liste des candidats investis (membres du PS) et des candidats soutenus par le Parti socialiste pour mars prochain : Anglet Nord, Gérard Cazaux (investi) ; Bayonne-Est, Marie-Christine Aragon (investi PS), Bayonne-Nord, Christophe Martin (investi) ; Bayonne Ouest, Henri Etcheto (investi), Labastide-Clairence Thierry Dekimpe (soutenu) ; Saint-Jean-Pied-de-Port, François Maïtia (investi) ; Tardets, Arnaud Villeneuve (soutenu), Aramits : Jean-Claude Coste (soutenu), Arthez-de-Béarn, Philippe Garcia (soutenu) ; Jurançon, Bernard Soudar (investi) ; Lagor, Jacques Cassiau-Haurie (investi) ; Laruns : André Berdou (investi) ; Lasseube, Arnaud Jacottin (investi) ; Navarrenx, Nadine Lambert (apparentée) ; Nay-Est, Christian Petchot-Bacqué (investi) ; Oloron-Est, Jean-Pierre Domecq (investi), Pau-Centre, Stéphanie Maza (investie) ; Pau-Nord, André Duchateau (investi), Pau-Ouest, Natalie Francq (investie).
«Ne pas oublier, et rétablir un peu de justice»
Le PS n'a pas digéré « une trahison de bas étage ». Il dit avancer en rangs serrés pour « reconquérir » les trois cantons bayonnais. Les jeunes loups pointent les crocs.
Railleurs que ceux qui font courir le bruit qu'au sein du PS bayonnais le torchon brûlerait. Il n'en est rien, on vous le dit. Où plutôt, c'est Pierre Chéret, le premier secrétaire fédéral qui, en personne, est venu le clamer hier soir à Bayonne à l'heure de présenter officiellement les trois candidats appeler à en découdre au Nord, à l'Est et à l'Ouest de la ville en mars prochain.
Le patron de la fédération PS s'est d'ailleurs fendu d'un hommage à Jérôme Aguerre, conseiller général sortant du canton Est, pas des plus assidus selon les observateurs au Parlement de Navarre, qui laisse sa place à la secrétaire de la section locale, Marie-Christine Aragon. « Je salue le geste politique de Jérôme qui a accepté d'être le remplaçant de Marie-Christine ». Lequel Jérôme Aguerre qui, dans ces mêmes colonnes, nous confiait avoir fait le choix du renoncement aux cantonales pour mieux se préparer à la course aux prochaines municipales. Un choix qui, selon l'intéressé aurait été pris en accord avec ses amis socialistes.
Interrogé hier soir, Pierre Chéret s'est montré plus évasif. Préférant rappeler le fonctionnement démocratique et très encadré du PS. « Jérôme Aguerre est actuellement leader de l'opposition municipale et il le reste. Mais 2014 est encore loin. Il était dans une perspective de se représenter aux cantonales et ce n'est pas le cas. Enfin, je rappelle que le choix du candidat tête de liste aux municipales reviendra aux militants. »
Pierre Chéret a beau ajouter que Jérôme Aguerre garde « toute légitimité », peu parieront sur lui en 2014. Surtout que derrière lui, une meute est déjà sur le sentier. À l'instar d'Henri Etcheto, conseiller d'opposition municipale, qui s'attaque au canton Ouest. « Un canton difficile pour la gauche, lance-t-il, dans un contexte particulier. Un canton gagné par la gauche par un candidat depuis passé de l'autre côté. » Sans jamais la citer, le candidat PS pointe Monique Larran-Lange passée dans le camp de Forces 64.
« Certes nous n'avons pas oublié mais il n'est pas question de régler des comptes, simplement de rétablir un peu de justice pour les Bayonnais qui avait voté à gauche ». Pierre Chéret en rajoute : « Je n'ai aucune animosité en vers Dominique Larran-Lange, mais je ne peux accepter ce qu'elle a fait. » Henri Etcheto s'attend à une bataille féroce dans un canton « où la gauche est toujours très représentée » et où un « candidat ambitieux » (Yves Ugalde -divers droite- pour ce qui ne l'aurait pas reconnu) est annoncé.
Bataille aussi dans le nord pour Christophe Martin, le sortant. Même si le patron du PS en Pyrénées-Atlantiques croit « en des discussions de partenariat avec les autres partis de gauche », l'affrontement avec le Parti communiste dans ce canton est déjà dans toutes les têtes.
« Un fief grenetiste »
« Je vois à quoi vous faites allusion, glisse Christophe Martin, mais il y a toujours eu une primaire à gauche sur ce canton. Et il ne faudra pas se tromper d'objectif. Au premier tour on choisit, au second on élimine. » S'attend-il à trouver sur son chemin madame le maire de Boucau, Marie-José Espiaube, dont il est adjoint ? « Les communistes choisiront leur candidat le mieux placé », glisse sans plus de commentaire le conseiller général sortant.
Quant à Marie-Christine Aragon, actuelle secrétaire de section du PS bayonnais, elle avance sans appréhension. Militante mais nouvelle venue sur le devant de la scène, elle analyse avec lucidité son canton. « Depuis longtemps il vote à gauche, sauf pour les municipales. » Et lorsque les plus anciens lui rappellent qu'Henri Grenet, père de l'actuel député-maire, en fut très longtemps le conseiller général, elle acquiesce. « C'est vrai, c'est un fief grenetiste ». Pour autant, elle se dit prête, avec son expérience du monde associatif et du milieu ikastola, à livrer bataille. « Avec une femme sans doute… » Allusion à l'éventuelle candidature de Christine Lauqué, l'adjointe au maire.
Trêve de supputation. Pour l'heure le PS se dit volontariste et prêt à en découdre. Désignés par leurs pairs tous réconciliés donc, les trois candidats bayonnais sont en ordre de marche.
Cantonales 2011 : la majorité prépare ses candidats
Les désignations ne sont pas encore officielles. Reste que la majorité départementale a bien avancé dans sa recherche de candidats pour les cantonales de mars prochain. La règle est de donner une investiture commune aux sortants qui se représentent. Ce sera le cas pour Pierre Casabonne (Forces 64, Aramits), Bernard Dupont (Forces 64, Arzacq), Michel Maumus (Forces 64, Lasseube), Jacques Pédehontaà (Forces 64, Navarrenx), Josy Poueyto (Forces 64, Pau-centre), Monique Larran-Lange (Forces 64, Bayonne-ouest), Max Brisson (UMP, Biarritz-ouest), Beñat Inchauspé (Forces 64, Hasparren), Jean-Louis Caset (Forces 64, Iholdy), Jean Castaings (UMP, La Bastide-Clairence) et Michel Arhancet (Forces 64, Tardets).
Stratégies variables pour les cantons à gauche
Cela n'exclut pas des candidatures isolées comme celles de Thibault Chenevière (parti radical), ou de représentants de Gauche moderne (Gérard Pierrou ou Albert Bègue) à Pau-centre. De même à Bayonne-ouest, la candidature du radical Yves Ugalde est annoncée, comme celle de Jean-Benoît Saint-Cricq à Biarritz-Ouest. Dans les autres cantons où les sortants appartiennent au groupe de gauche, la stratégie sera variable. Tantôt les composantes de la majorité départementale présenteront un candidat unique : Michel Bernos à Jurançon, Robert Casadebaig à Laruns, Marc Gairin à Lembeye, Jean-Marie Mailharro à Saint-Jean-Pied-de-Port et peut-être Gérard Theaux à Lagor.
Tantôt des primaires (parfois internes à la grande famille UMP) départageront les candidats au premier tour. Ce sera le cas à Nay-est entre Francis Escalé et Frédéric Nihous, à Oloron-est entre Marc Oxibar et André Labarthe, à Pau-ouest entre Monique Sémavoine et Jean Othax ou à Lescar entre Bernard Layre et Marie-Christine Garcia-Dalot. D'autres candidats sont encore possibles, comme Jean-René Etchegaray à Bayonne-est, Jean-Bernard Pocq à Bayonne-nord, Mayalen Etcheverry à Biarritz-ouest, Gilbert Voiement à Pau-nord ,Jean-Baptiste Portelera à Anglet-nord ou Didier Filipowiak à Monein.
À noter que, du côté des socialistes, les militants de Monein, à l'instar de ceux de Lembeye, ont choisi de différer le choix de leur candidat.
Le comité départemental UMP 64 s'est réuni ce samedi pour ratifier les investitures aux élections cantonales de mars 2011.
L'investiture a été donnée aux deux conseillers généraux UMP sortants : -Max Brisson pour le canton de Biarritz Ouest -Jean Castaings pour le canton de Labastide Clairence.
L'investiture a été donnée aux candidats « UMP/Majorité départementale » dans les cantons détenus par l'opposition suivants : - Claude Olive pour le canton d'Anglet Nord - Michel Jabot pour le canton d'Arthez de Béarn - Christine LauquÉ pour le canton de Bayonne Est - Bernard Pocq pour le canton de Bayonne Nord - Hervé Turpin pour le canton de Jurançon - Gérard Theaux pour le canton de Lagor - Marc Gairin pour le canton de Lembeye - Frédéric Nihous pour le canton de Nay Est - Marc Oxibar pour le canton d'Oloron Est - Jean Othax pour le canton de Pau Ouest - Nicolas Gallais pour le canton de Pau Nord - Jean-Pierre Eyharts pour le canton de Saint Jean Pied de Port.
Par ailleurs, le comité départemental a apporté comme prévu son soutien aux 9 conseillers généraux « Force 64 » sortants. Deux cantons restent à ce jour non pourvus : les cantons de Monein et de Lescar. L'UMP fait savoir que les candidats « UMP-Majorité départementale » devront en l'espèce être ratifiés par le comité départemental issu des élections internes du 23 octobre.
« Notre objectif est de conserver et renforcer la majorité départementale pour garder ces cantons renouvelables et reconquérir ceux détenus par la gauche. Nous avons travaillé « main dans la main » avec Force 64. Notre unité est plus forte que jamais. Nous allons renforcer nos actions et animer des réunions dans tous les cantons, comme nous l'avons fait en juillet à Oloron Sainte-Marie, et aujourd'hui à Urt », annonce l'UMP dans un communiqué consécutif au comité départemental.
Retourner vers Élections cantonales de 2011
Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités