Des révélations sont publiées, après un important délai (enquête classifiée de 1990) sur un groupe de l'armée suisse dit "P-26" qui, à l'instar des réseaux Gladio dans les pays de l'Otan s'entraînait à faire de la résistance contre les Soviétiques si jamais ils avaient envahi la Suisse. Entraînement effectué avec l'aide des Britanniques, contre des renseignements sur la Suisse et son armée (à l'époque, la Suisse était fort pourvue en bunkers militaires). Ce qui était une flagrante violation de la neutralité suisse, commise sans que les élus aient connaissance de son ampleur ou même de son existence!!
Hans-Ulrich Jost, historien spécialiste de la Suisse contemporaine a écrit:L’histoire militaire suisse démontre qu’au XXe siècle, le commandement de l’armée a continuellement formé des unités non conformes à la Constitution ou entrepris des démarches contraires à la neutralité.
https://www.letemps.ch/suisse/dossier-e ... ns-anglaishttps://www.letemps.ch/suisse/suisse-schizophreneAux élections cantonales du canton de Genève (que les autres fils ne couvrent pas non plus alors que les cantons sont l'échelon probablement le plus important en Suisse - d'où la possibilité d'un gouvernement fédéral de seulement 7 membres par exemple...), le premier tour du 15 avril mettait notamment le socialiste Thierry Apothéloz, maire de Vernier (5e ville de Suisse romande et probablement 2e du canton) en mesure de conquérir pour le PS suisse un second siège (sur 7) au Conseil d'Etat du canton aux élections du 16 mai, même si le bloc de droite classique PDC-PLR devrait rester majoritaire.
https://www.letemps.ch/suisse/fils-douv ... escalatorsFinalement, le candidat PS est bien entré au Conseil d'Etat (gouvernement élu directement) du canton, parlant de mieux y représenter "les quartiers populaires et les classes moyennes", ainsi que Nathalie Fontanet (PLR) elle aussi nouvellement élue. Luc Barthassat (PDC) n'a inversement pas été réélu, les électeurs du bloc de droite l'ayant délaissé.
https://www.letemps.ch/images/video/sui ... ses-imagesConcernant les liens Suisse/UE, la Confédération avait versé de l'argent pour financer des projets dans les pays les plus pauvres de l'UE, essentiellement à l'Est. Alors que la première tranche était finie, une nouvelle est lancée et par ailleurs, les "pressions" (ou ressenties comme telles) de l'UE (notamment sur la possibilité de mettre la Suisse sur liste grise, empêchant potentiellement les traders suisses de passer des ordres sur les Bourses de l'UE) avec un projet d'accord-cadre institutionnel prévoyant la reprise par la Suisse du droit européen laissent à penser que cette aide est une contrepartie à l'accès au marché intérieur (sachant que les Etats de l'UE via le FEDER et ceux de l'EEE: Norvège, Islande et le Liechtenstein voisin paient davantage) et que la Suisse devient quasiment un pays de l'EEE même si ce fut officiellement rejeté il y a 25 ans... c'est un point de vue mais les partis dits "bourgeois" (de droite, y compris et surtout l'UDC dans ce cas) renâclent.
http://www.revue.ch/fr/editions/2018/02 ... -exigible/On apprend aussi que la jonction autoroutière entre la Suisse et l'Autriche va enfin être construite: ouverture en 2026 alors que les tronçons approchants sont là depuis 1964...
http://www.revue.ch/fr/editions/2018/02 ... uvelles-1/A long terme, le lien facilité avec le voisin autrichien peut changer des choses: travail frontalier, élargissement concret de l'espace des germanophones... (à titre de comparaison, de Gaulle avait renoncé à annexer le Val d'Aoste italien francophone à cause de la coupure des cols en hiver... quelques décennies plus tard seulement, la capacité de forer de grands tunnels aurait rendu cet argument caduc! En zone montagneuse notamment, faciliter les transports n'est pas sans conséquence...)