Le résultat de 57% en faveur de cette interdiction montre, au delà de l'aspect honteux de cette proposition (que dirait-on si on interdissait les clochers dans des pays musulmans, hindoue ou autre, démocratiques ?) les limites de la démocratie référendaire. En effet, elle présente l'inconvénient d'être soumise aux populistes qui bénéficie d'un moyen de faire passer des textes qui ne passeraient jamais le filtre des débats parlementaires.
Heureusement le texte risque d'être invalidé en raison de sa non conformité avec la constitution suisse car contraire à la liberté de religion et discriminatoire. Une acceptation de l'initiative d'une part violerait les droits de l'homme et, d'autre part, mettrait en péril l'image de la Suisse. Mais ces arguments, notamment le second, n'ont cependant pas fait changé d'avis le peuple. Les Verts ont annoncé dimanche étudier la possibilité de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme.