spinto a écrit:En effet Ploumploum, la réforme inclut également une modification des règles d'élection du Président de la République.
Actuellement, il faut aux trois premiers tours la majorité absolue des deux tiers des votants pour élire un président, puis une majorité absolue simple à partir du quatrième tour.
Avec la réforme, rien ne change pour les trois premiers tours mais il faudra à partir du quatrième tour une majorité absolue des trois cinquièmes des parlementaires puis une majorité absolue des trois cinquièmes des votants à partir du septième tour.
Du coup j'ai un doute sur la majorité des deux tiers aux trois premiers tours : s'applique-t-elle aux votants ou aux "inscrits"/parlementaires ? Il me semblerait logique que ce soit le deuxième cas, pour être raccord avec la suite, mais je ne trouve pas la précision.
Dal quarto scrutinio e' sufficiente la maggioranza dei tre quinti
dell'assemblea. Dal settimo scrutinio e' sufficiente la maggioranza
dei tre quinti dei votanti ».
Les grandes institutions font donc ce qui est en leur pouvoir pour sauver le soldat Renzi de ce mauvais pas. Barack Obama et Angela Merkel ont soutenu les réformes engagées par le gouvernement transalpin. La Commission européenne a renvoyé à l'après-scrutin son jugement, qui ne pourra qu'être sévère, sur le projet de budget italien 2017. La banque d'Italie a abandonné son devoir de réserve pour affirmer la nécessité de réformer le bicaméralisme parfait, comme le propose le référendum. La confindustria, le syndicat patronal, met en garde contre une chute du PIB de 1,7 % en cas de victoire du non.
spinto a écrit:Une petite remontée de ce sujet, qui n'éveille pas vraiment les commentaires alors qu'il pourrait marquer le début d'une sévère crise politique en Italie.
A une semaine du vote, les sondages prédisent désormais de façon quasi unanime un échec du "oui". Sur l'ensemble des sondages parus depuis début octobre, seuls deux ont donné le oui gagnant ; sur le mois de novembre, je n'ai pas recensé de sondage donnant moins de 51 % au non, la tendance tournant autour de 52/52,5 %. Attention toutefois, car il y a toujours a minima 20 % de sondés qui se déclarent indécis : outre la marge d'erreur propre à chaque sondage, le résultat se fera donc en fonction de la capacité à convaincre ces derniers (d'aller voter d'une part, de voter oui d'autre part).
Signe des tensions dans le camp du oui, on mobilise à tout va et au-delà des acteurs classiques d'une campagne politique :Les grandes institutions font donc ce qui est en leur pouvoir pour sauver le soldat Renzi de ce mauvais pas. Barack Obama et Angela Merkel ont soutenu les réformes engagées par le gouvernement transalpin. La Commission européenne a renvoyé à l'après-scrutin son jugement, qui ne pourra qu'être sévère, sur le projet de budget italien 2017. La banque d'Italie a abandonné son devoir de réserve pour affirmer la nécessité de réformer le bicaméralisme parfait, comme le propose le référendum. La confindustria, le syndicat patronal, met en garde contre une chute du PIB de 1,7 % en cas de victoire du non.
Source : http://www.lepoint.fr/europe/italie-un-referendum-aussi-dangereux-que-le-brexit-24-11-2016-2085283_2626.php
Comme l'article le conclut, pas sûr que cela aide vraiment M. Renzi dans le contexte politique qui souffle sur les démocraties occidentales.
Je vous conseille vivement de lire également cet article de la Tribune : http://www.latribune.fr/economie/union- ... 19647.html
Au-delà des conséquences immédiates d'une victoire du non (probable démission de Renzi et nomination d'un gouvernement technique jusqu'aux échéances électorales de début 2018, avec pour principale mission de rédiger une nouvelle loi électorale concernant également le Sénat cette fois), il nous rappelle qu'une victoire du oui n'éloignerait pas très longtemps le spectre de nouvelles turbulences politiques et économiques à l'échelon européen : le M5S pourrait récupérer clé en main en 2018 un pouvoir exécutif beaucoup plus puissant pour mener son programme eurosceptique.
ploumploum a écrit:On apprend notamment que le fameux Italicum (le nouveau mode de scrutin pour la Chambre) pourrait éventuellement être censuré par les juges constitutionnels (ici). Autrement dit, une dissolution pour début 2017 est peut-être infaisable.
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