Jean-Philippe a écrit:Une surprise est possible à Porto-Vecchio, fief des Rocca-Serra depuis 1815, où un nationaliste déjà candidat sérieux en 2004 (en tête du 1e tour), battu de peu aux dernières municipales, pourrait l'emporter.
Jean-Philippe a écrit:La gauche peut espérer l'emporter à Ajaccio 3 (perdu avec 46,69% en 2004), voire à Ajaccio 5. Mais en l'absence de sortant, le résultat peut être plus mauvais qu'en 2004 dans ces deux cantons.
Jean-Philippe a écrit:Les espoirs sont plus grands à Bonifacio, le PS ayant gagné la mairie en 2008.
Vers un duel classique pour les cantonales de Bonifacio.
Publié le mardi 04 janvier 2011 à 15H36
Bonifacio est l'un des rares cantons de Corse à n'être composé que d'une seule commune.
Autant dire qu'ici, les scrutins pour la désignation du conseiller général ont souvent été une préparation, une répétition ou une confirmation des municipales.
L'investiture d'André Quéré
Confrontation classique droite gauche donc, ou « partitu et contra partitu ».
Depuis 1986, le siège était occupé par Jean-Baptiste Lantieri, qui a aussi exercé les fonctions de maire jusqu'en 2008. Comme pour les municipales, le sortant a décidé de tirer sa révérence et la droite locale a du mal à retrouver un leader charismatique.
Pour cette élection, c'est André Quéré qui a été désigné pour tenter de défendre les intérêts du camp libéral.
Ancien premier adjoint de Jean-Baptiste Lantieri, il était particulièrement chargé de l'urbanisme au sein de l'ancienne équipe municipale.
André Quéré a reçu il y a quelques jours l'investiture de l'UMP et du côté d'Ajaccio on suivra cette élection de près, car il s'agit d'un canton qui risque de basculer de droite à gauche.
En effet, dans la foulée de leur victoire aux municipales, Jean-Charles Orsucci et Bonifacio 21 ont bien l'intention de transformer l'essai. Le maire lui-même ne sera pas candidat car il a déjà deux mandats (vice-président de l'assemblée de Corse) et officiellement le groupe n'a pas désigné son champion. Pour autant, le nom de Michel Lopez est sur toutes les lèvres et le maire travaille à cette candidature. Il ne s'agit donc pas d'un élu du conseil municipal, comme on pouvait s'y attendre à un moment. Mais Michel Lopez n'est un inconnu. Très implanté localement, il dirige un important cabinet comptable dans la cité et a toujours été très actif au sein de B21.
De plus, sa personnalité pourrait bien faire l'unanimité, depuis les nationalistes modérés jusqu'à certains libéraux en passant par bon nombre de communistes. Dans ce contexte le Front de Gauche pourrait ne pas présenter de candidat.
Reste à savoir ce que fera Corsica Libera pour qui les cantonales, à Bonifacio surtout, n'ont jamais été une élection très prisée. Les différentes incertitudes devraient être levées assez rapidement et le vent de la campagne pourra alors souffler sur les Bouches.
Pierre Ciabrini
http://www.corsematin.com/article/corse-du-sud/vers-un-duel-classique-pour-les-cantonales-de-bonifacio
Zimmer a écrit:Jean-Philippe a écrit:Une surprise est possible à Porto-Vecchio, fief des Rocca-Serra depuis 1815, où un nationaliste déjà candidat sérieux en 2004 (en tête du 1e tour), battu de peu aux dernières municipales, pourrait l'emporter.
Le conseiller général sortant, François Colonna Cesari (divers droite), par ailleurs conseiller municipal (majorité municipale) de Porto-Vecchio, ne se représentera pas.
http://www.corsematin.com/article/porto-vecchio/francois-colonna-cesari-tire-sa-reverence
Cantonales de Porto-Vecchio : la candidature de Jean Toma (Aujourd'hui 12h32)
(Laetitia Pietri - Alta Frequenza) -
Les cantonales approchent et déjà les candidatures commencent à se faire jour. Le canton de Porto-Vecchio devrait être très disputé de par sa taille importante. Et pourtant, pour l'heure, seules deux candidatures ont été annoncées officiellement, celle de Jean Toma le maire de Sari Solenzara qui se présente sans étiquette et celle de Michel Giraschi pour Corsica Libera. Du côté de la municipalité de Porto-Vecchio, à droite donc, on reste apparemment dans une position d'attente de même que chez Femu a Corsica. En tous cas, Jean Toma lui a d'ores déjà lancé sa campagne. Le représentant du Modem en Corse a donc fait le choix de se présenter sans étiquette avec au coeur de son programme : les routes et le social.
http://www.alta-frequenza.com/index.php/fr/l_info/l_actu/cantonales_de_porto_vecchio_la_candidature_de_jean_toma_46088
(Laetitia Pietri – Alta Frequenza) - 1er canton d’Ajaccio, la bataille électorale s’annonce rude. Il y avait, rappelons-le, pas moins de 7 candidats lors du précédent scrutin en 2004, et on s’attend, cette année encore, à avoir un nombre important de candidatures.
Gauche, Droite, Nationaliste, il est fort probable que chaque camp doive faire face une nouvelle fois à des divisions. Deux conseillers municipaux de la majorité ajaccienne Antoine Parodin, qui se présente sans étiquette, et Jean Louis Amidei ont d’ores et déjà annoncé leurs candidatures. A Droite également deux candidatures sont déjà annoncées. Philippe Cortey le conseiller sortant devrait se représenter tandis que l’UMP, de son côté, soutient Laurent Marcangeli.
Le jeune avocat, conseiller municipal d’opposition à la mairie d’Ajaccio, justifie sa candidature par le constat qu’il dresse sur ce canton qui s’étend de la route des Sanguinaires au quartier Lantivy en passant par le Salario. Il a choisi pour suppléante Aghitella Pietri-Mistre. Quelles sont ses priorités pour ce canton de Corse-du-Sud. Ne craint-il pas d’attiser encore plus les divisions dans le camp libéral ? Autant de questions que nous avons posées au candidat de l’UMP.
Le département de Corse-du-Sud défend son dernier bastion de droite.
Publié le lundi 24 janvier 2011 à 09H48
La victoire de la gauche aux territoriales bougera-t-elle les lignes au département de Corse-du-Sud ? De l'avis d'observateurs, le « dernier bastion de la droite » ne tombera pas. À moins d'un coup de théâtre, le Sud devrait rester dans le camp libéral en mars prochain. Dominé par la droite depuis près de 50 ans, le département avait échappé à la famille libérale, à deux ou trois (petites) reprises, en raison essentiellement des rivalités… Mais sitôt les rancœurs estompées, elle a repris les rênes du pouvoir.
Aujourd'hui, la majorité, présidée par Jean-Jacques Panunzi (UMP), compte 15 élus sur 22 (8 renouvelables) contre 6 (3 renouvelables) pour la gauche et un pour le camp nationaliste. Comment peut évoluer le scénario au CG 2A ?
Dans certains cantons, ces élections seront presque une formalité. C'est le cas à Olmeto où José-Pierre Mozziconacci (DVG) remettra son mandat en jeu. Soutenu par le conseiller exécutif Paul-Marie Bartoli, brillamment élu avec une large majorité il y a quelques mois seulement, le pharmacien d'Olmeto devrait conserver son fauteuil. Il en sera de même pour Sébastien de Rocca Sera (DVD) qui brigue un nouveau mandat à Levie. Dans les Deux-Sevi, le sortant PRG, élu depuis 1979 (un record à l'heure actuelle), Nicolas Alfonsi devrait également retrouver son siège.
À Zicavo, le président de l'UMP Marcel Francisci devrait, une nouvelle fois, croiser le fer avec un candidat de gauche, probablement le maire de Cozzano Jean-Jacques Ciccolini.
Les points chauds droite-gauche
D'autres cantons peuvent basculer. Cette fois-ci, la droite tente de remettre la main sur Bastelica. Le maire du chef-lieu du canton, Jean-Baptiste Giffon, entrant en lice, le sortant Paul Pellegrinetti (élu en 2004) devra se battre pour maintenir son siège.
À Bonifacio, c'est l'inverse. La gauche a toutes les chances de décrocher le mandat détenu par la droite depuis 1986. Le sortant Jean-Baptiste Lantieri ne demandant pas le renouvellement de son mandat, les jeux sont ouverts.
Très pessimistes, certains caciques libéraux annoncent que le canton est déjà perdu. On se dirige quoi qu'il en soit vers un duel classique droite-gauche. Le PS ayant gagné la mairie en 2008 et le maire faisant partie de la majorité territoriale, la gauche a de grandes chances de succès. Michel Lopez, soutenu par Jean-Charles Orsucci, sera opposé à André Quéré, héraut du camp libéral.
Quatre cantons urbains
Dans la cité impériale, c'est l'inconnu. Ici plus qu'ailleurs, la proximité vaut plus que les partis politiques. Partis qui sont d'ailleurs relativement discrets dans cette cantonale. Peu de candidats affichent une étiquette nationale. Seul Corse-Social Démocrate est sorti des bois, ces jours-ci.
Quatre cantons urbains sont renouvelables. Tous les sortants sont issus de la majorité départementale et soutenus par le président Panunzi, mais les rivalités à droite peuvent brouiller les cartes.
La bataille s'annonce rude dans 1er canton. Quatre conseillers municipaux sont en lice : Phillipe Cortey affrontera une opposition de droite (notamment Laurent Marcangelli) et de gauche avec Antoine Parodin et Jean-Charles Amidei (CSD). à Ajaccio 3, Pierre Santoni devra lutter pour sauver son siège. Il est attaqué sur plusieurs fronts : à droite par Jean-Jacques Ferrara et à gauche par l'élu municipal François Casasoprana (CSD). à Ajaccio V aussi l'élection sera difficile pour Pierre Cau. Le seul sortant investi par l'UMP, devra croiser le fer notamment avec Michel Mozziconacci (CSD) qui lance aujourd'hui sa campagne. Dans ce canton populaire et réputé à gauche un candidat du Front de gauche, Pierre Bartoli, pourrait s'affirmer.
Dans le IV, Jacques Billard pourrait être le moins inquiété « des urbains ». Même si Stéphane Vanucci possède un vrai enracinement ajaccien.
Porto-Vecchio, le séisme ?
Le séisme peut venir de l'extrême Sud où tous les regards sont tournés depuis des mois. C'est Camille de Rocca Serra qui devrait être candidat dans le canton de Porto-Vecchio. Le challenge est difficile pour l'ancien président de l'assemblée de Corse qui devra mesurer sa popularité à celle de Jean-Christophe Angelini, le leader du PNC. Sans aucun doute, le « test » prépare les prochaines municipales. En attendant, les candidats affûtent leur lame. Si l'élu nationaliste peut créer la surprise et offrir ainsi un deuxième siège nationaliste au département, il ne faut pas mésestimer la puissance d'un de Rocca Serra dans son fief. Élection à suivre. à la loupe.
Au final, quelques sièges devraient changer de couleur. Suffisamment pour inquiéter le président sortant Jean-Jacques Panunzi ? Difficile à croire, mais dans le combat politique, les électeurs ont toujours le dernier mot.
Onze conseillers généraux renouvelables
Onze cantons sont renouvelables, en mars prochain. Neuf sortants remettent leur mandat en jeu :
* Six d'entre eux appartiennent à la majorité départementale :
- Ajaccio I, Philippe Cortey (DVD)
- Ajaccio III, Pierre Santoni (DVD)
- Ajaccio IV, Jacques Billard (DVD)
- Ajaccio V, Pierre Cau (UMP)
- Zicavo, Marcel Francisci (UMP)
- Levie, Sébastien-Marc Rocca Serra (DVD)
* Trois élus sont dans l'opposition :
- Deux Sevi, Nicolas Alfonsi (PRG)
- Bastelica, Paul-François Pellegrinetti (DVG)
- Olmeto, José-Pierre Mozziconacci (DVG)
* Deux sortants ne briguent pas un nouveau de mandat :
- Bonifaccio, Jean-Baptiste Lantieri (DVD)
- Porto-Vecchio, François Colonna-Cesari (UMP)
Paule Casanova
http://www.corsematin.com/article/corse/le-departement-de-corse-du-sud-defend-son-dernier-bastion-de-droite
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